Menu

"Focus éducateurs " : Julien Banghala (U16) : «Vivre de sa passion cela n'a pas de prix !»

Rédigé le Lundi 10 Décembre 2018 | Lu 477 fois



Turchinita vous propose ce lundi le second volet de sa nouvelle rubrique « focus  éducateurs » allant à la rencontre des éducateurs de l’académie du Sporting Club Bastiais. Au cours d’une interview, nous vous ferons découvrir leur méthode de travail, leur manière de préparer leurs entraînements et comment ils vivent les matchs le week-end. On poursuit aujourd’hui avec Julien Banghala éducateur des 16 ans élite.

- Julien, tu es au club depuis de nombreuses saisons maintenant. Comment tu juges ta progression depuis toutes ses années ? 
« Je suis éducateur au club depuis 7 saisons maintenant et j’en suis salarié depuis 3 ans. J’ai énormément appris en écoutant, observant et questionnant des coaches qui m'ont énormément aidés à progresser et surtout à être beaucoup plus précis dans ma fonction (je citerai Ghislain Printant , Benoît Tavenot , Manu Guidicelli, Mika d’Amore et encore beaucoup d’autres...) Je n’oublie pas non plus la formation d'entraîneur qui est hyper intéressante en France et dont j’espère pouvoir encore gravir les échelons supérieurs. 
 
Après toutes ses années, j’ai appris à être plus posé et pertinent dans ma réflexion et plus précis tactiquement.»
 
- Pourrais-tu nous retracer ton parcours en tant que footballeur dans un premier temps puis en tant qu’éducateur par la suite ? 
« Mon parcours de footballeur a débuté  au Sporting. A l'âge de 16 ans j'ai signé à l'EFB jusqu'à mes 21 ans (c’est malheureusement à cet âge qu’un accident au genou m'a forcé à mettre un terme à ma modeste carrière d'amateur..). Après quelques années hors des terrains, j’ai ai voulu reprendre à jouer pour m’amuser et j’ai donc rejoint la Pieve di Lota en DH et PHA.  
 
Mon parcours de coach a été assez particulier car à mes 22 ans, le club de la Pieve di Lota recherchait un éducateur pour ses U19 et c’est à cette occasion que j’ai eu eu la chance de pouvoir me lancer et j’ai vu rapidement que cette voie me plaisait vraiment ! 
 
Ensuite, après deux saisons à la Pieve, Ghislain Printant et Pierre Molinelli m’ont contacté pour rejoindre le Sporting. C’est ici que j’ai gravi les échelons des U13 jusqu'aux U17. »
 
 
 
- Au niveau de tes diplômes, peux-tu nous dire lesquels tu possèdes à ce jour ? 
« Au niveau des diplômes, je possède le BMF et le BEF, tout en y ajoutant des diplômes sur la méthode coerver (qui permet d’améliorer de manière impressionnante l’habileté et la créativité des joueurs)
 
En juillet prochain j’espère être accepté à la formation du diplôme d’entraîneur supérieur. Même si cela est plus difficile avec le statut actuel du club. »
 
 
 - On a souvent un raccourci qui est de penser qu'être éducateur n'est pas contraignant, alors que c'est tout l'inverse ! Personnellement, comment ça se passe pour toi au quotidien ? 
«Le quotidien pour moi est passionnant car malgré le travail énorme qu'il y a chaque jour, je n'oublie pas que je vis de ma passion et cela n'a pas de prix !»


 - Beaucoup d'éducateurs réalisent mensuellement une séance vidéo avec leur groupe. Privilèges-tu cette méthode pour ta part ? 

«Sur la catégorie  U16, j’ai plutôt opté pour le travail sur le terrain à l'instar des séances vidéos. Sur la saison prochaine (en cas d’accession en 17 ans nationaux), le travail sur vidéo sera mis en place. Mais pour le moment, je préfère garder les vidéos pour moi (rires). » 

 

 -Pour parler des matches, -sans dévoiler trop de choses tactiques-, comment prépares-tu tes matches et ta causerie d'avant-match ?

«Ma préparation de match elle est différente cette saison car il y a quand même une obligation de résultat : l'objectif étant d'accéder en 17 ans nationaux. Maintenant,  il ne faut pas que l'enjeu prenne le pas sur le jeu et ne pas oublier que notre but premier est de former les joueurs. »


 - Pendant un match, chaque éducateur a sa façon particulière de le vivre : quelle est la tienne ?

« Ma posture pendant le match dépend de beaucoup d’éléments . Je suis quand même beaucoup plus calme qu'auparavant... mais j'aime bien être proche de mes joueurs. »

 

- Une question un peu plus décalée maintenant : quelles sont pour toi les qualités que doit avoir un éducateur ? T’inspires-tu d’un modèle au quotidien ? 

 « La qualité d'un coach est surtout sa passion ! Ensuite, il est important de transmettre un message à ses joueurs pour réussir à en tirer le maximum. Concernant un modèle, j’en citerai plusieurs : Diego Simeone, Marcelo Bielsa et Eusebio di Francesco. »

 

- Pour terminer, as-tu un souvenir ou une anecdote qui te vient en tête depuis que tu es au Sporting ?
« J'en ai énormément... mais je vais en retenir un souvenir plus particulièrement : le jour où l’on a appris officiellement le dépôt de bilan du club et que j’étais en pleurs. David Suarez m’a pris dans ses bras en me disant qu'on allait se relever.

Aujourd'hui, on fait tout pour et je sais que nous allons y arriver. Forza Bastia !!! »


Propos recueillis par André Carli




Turchinita sur Facebook